Paris-Delhi-Bombay…

Le 29 juin dernier, Marie-Claire Maison invitait ses annonceurs à une visite privée de l’exposition
« Paris-Delhi-Bombay… » qui se tient jusqu’au 19 septembre prochain au Centre Pompidou.

Après un moment magique autour de quelques bulles sur une des terrasses du centre Pompidou,
avec une vue sensationnelle sur les toits de Paris, visite guidée quelques niveaux plus bas de l’exposition.

Où en est l’Inde aujourd’hui ? C’est la question que pose l’exposition « Paris-Delhi-Bombay… »
au travers des propositions de près de 50 artistes indiens et français, dont la plupart ont réalisé des œuvres spécialement pour cette exposition.

L’exposition fait dialoguer art et société, à mille lieux des clichés habituels et de l’imagerie attendue.
Si elle montre des dorures, des couleurs et du kitsch, son articulation à travers 6 grandes thématiques
– la politique, l’urbanisme et l’environnement, la religion, le foyer, l’identité, l’artisanat –  en font un questionnement philosophique et sociologique et rend compte des profonds changements d’une société en pleine expansion.

Difficile de résumer une exposition d’une telle puissance en quelques lignes. Voici néanmoins les oeuvres qui me sont apparues les plus surprenantes :

Vous êtes accueillis par Draps-peaux hybridés d’Orlan, qui mêle les drapeaux français et indien réalisés en sequins selon une technique utilisée en Inde pour les panneaux publicitaires.

Visible en perspective dès l’entrée, la tête monumentale sculptée par Ravinder Reddy, qui, entre artisanat et pop art, glorifie la femme indienne ordinaire.

Hema Upadhyay nous plonge dans l’atmosphère du bidonville de Dharavi à Bombay – l’un des plus vastes du monde – reproduit en miniature dans les moindres détails sur 2 parois d’un couloir...

...tandis que Jitish Kallat, avec son véhicule hybride évoquant une carcasse d’animal, témoigne de façon grinçante l’enfer de la circulation dans les grandes villes.

Toutes les croyances semblent pouvoir trouver une matérialisation : ainsi les mandalas animées de
Loris Gréaud, vecteurs de nouveaux états de conscience.

Subodh Gupta reconstitue, en une gigantesque installation rutilante, un magasin de vaisselle en inox comme on en trouve partout dans le pays.

C’est grâce aux sons de l’Inde, entendus dans des villages de verriers que Jean-Michel Othoniel
a imaginé sa première sculpture – instrument faite de verre coloré.

Exposition Paris-Delhi-Bombay jusqu’au 19 septembre 2011 au Centre Pompidou, Galerie 1, Niveau 6. www.centrepompidou.fr

Sandrine Maury-Beson

 

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